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Comment préparer un perroquet Ricard : recette, dosages et variantes

Oiseau vert perché sur un verre de pastis

Le perroquet est l’un des apéritifs les plus reconnaissables de la Méditerranée : un verre d’un vert vif, un parfum d’anis frais et une pointe de menthe. Le perroquet Ricard associe du pastis, du sirop de menthe et de l’eau fraîche, sur des glaçons. Trois ingrédients suffisent, et la préparation prend moins de deux minutes.

Recette du perroquet Ricard : ingrédients et étapes

Pour un verre, il faut une petite dose de Ricard, un trait de sirop de menthe, de l’eau bien fraîche et quelques glaçons. Côté matériel, un grand verre à long drink, un doseur (ou un petit verre gradué) et une carafe d’eau suffisent. Le sirop de menthe peut être celui d’une marque classique ou l’un des sirops proposés par Ricard Sirops, qui s’accordent bien avec l’univers anisé.

  • Versez 1 cl de sirop de menthe au fond du verre.
  • Ajoutez 2 cl de pastis Ricard. Le mélange reste d’un vert limpide.
  • Complétez avec 10 à 14 cl d’eau fraîche, en versant lentement pour voir le liquide se troubler.
  • Ajoutez 2 ou 3 glaçons à la fin, puis remuez doucement avec une cuillère.

La couleur doit rester franche mais pas fluorescente. Si elle vire au vert pâle et laiteux, c’est que l’eau a été versée en trop grande quantité ou que le sirop manque.

Dosages : ajuster le goût et la fraîcheur

Le pastis se sert traditionnellement avec cinq volumes d’eau pour un volume d’alcool. Le perroquet suit la même logique, avec le sirop de menthe en plus. Le tableau ci-dessous donne trois réglages de départ, à adapter à vos habitudes.

Profil Ricard Sirop de menthe Eau fraîche
Sec et anisé 2 cl 0,5 cl 12 cl
Équilibré 2 cl 1 cl 10 à 12 cl
Doux et mentholé 2 cl 2 cl 10 cl

Plus vous ajoutez de sirop, plus le perroquet devient sucré et moins l’anis ressort. À l’inverse, une dose légère de menthe laisse le pastis dominer, ce que préfèrent les amateurs de goût traditionnel. Pour une boisson plus fraîche, placez le verre et la carafe au réfrigérateur avant de servir : l’eau glacée évite de faire fondre trop vite les glaçons et de diluer le cocktail.

Dans quel ordre verser : le sirop, le pastis, puis l’eau

Le sirop, plus dense, se mélange mieux s’il est versé en premier. Le pastis vient ensuite, et l’eau en dernier, sans précipitation. Verser l’eau avant l’alcool donne un verre mal mélangé, dont le goût varie à chaque gorgée.

Les variantes : perroquet vert, jaune, royal et sans alcool

Verre de pastis vert pale avec glacons et eau

Le perroquet vert est la version de référence, celle décrite plus haut : pastis, sirop de menthe et eau. Son nom vient simplement de sa couleur, qui rappelle le plumage de l’oiseau. Beaucoup de bars en servent une version plus claire, avec un peu moins de sirop, mais le principe ne change pas.

Le perroquet jaune remplace le sirop de menthe par un sirop ou une touche de citron, ce qui donne un verre doré, plus acidulé, très agréable en été. Le perroquet royal, lui, se prépare selon les bars avec un peu de vin pétillant à la place d’une partie de l’eau : l’anis se marie bien avec les bulles et le résultat est plus festif. Ces appellations varient d’une adresse à l’autre, donc n’hésitez pas à demander la composition exacte quand vous commandez.

Pour une version sans alcool, on garde la structure du cocktail en remplaçant le pastis. Mélangez 2 cl de sirop de menthe, 10 cl d’eau fraîche très froide et une petite quantité de sirop d’anis ou de réglisse pour retrouver la note anisée. Ajoutez des glaçons et quelques feuilles de menthe fraîche. Le goût est plus doux, mais la couleur et le côté rafraîchissant sont au rendez-vous, ce qui convient aux convives qui ne boivent pas d’alcool.

Origine et tradition du perroquet à Marseille

Le perroquet est étroitement lié à Marseille, berceau du pastis. Paul Ricard y a lancé sa marque en 1932, à une époque où l’on cherchait à retrouver le goût de l’absinthe, interdite en France depuis 1915, avec une boisson à base d’anis étoilé et de réglisse. Le pastis s’est alors imposé dans les cafés de la ville, et les Marseillais ont pris l’habitude de le personnaliser avec des sirops.

Trois variantes sont devenues des classiques : la tomate (avec de la grenadine), la mauresque (avec de l’orgeat) et le perroquet (avec de la menthe). Chacune se commande dans les bars de la ville depuis des décennies. Le perroquet connaît aujourd’hui un regain de popularité, porté par le retour des apéritifs anisés et par une clientèle plus jeune, attachée aux recettes simples et conviviales.

Accompagnements et conseils pour bien le servir

Verre plein de glacons et carafe transparente sur table

Le perroquet se boit à l’apéritif, bien frais, dans un grand verre rempli de glaçons. Servez l’eau à part, dans une carafe, pour que chacun règle la dilution à son goût : c’est la pratique la plus courante dans les cafés provençaux. Comptez un verre par personne pour commencer, car l’anis rafraîchit mais reste alcoolisé.

Côté assiette, restez dans l’esprit méditerranéen. Des olives, une tapenade sur des toasts, des anchois marinés, des radis avec du beurre ou quelques cubes de fromage de chèvre s’accordent très bien avec la fraîcheur mentholée du cocktail. Les panisses et les petits poissons frits fonctionnent aussi, grâce à leur côté croustillant qui contraste avec le verre bien frais.

Pour finir, retenez que le perroquet Ricard est une recette à ajuster. Commencez avec le dosage équilibré du tableau, puis modifiez la quantité de sirop de menthe ou d’eau jusqu’à trouver votre version préférée. Une fois la bonne proportion repérée, elle ne bouge plus.

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Article publié par la rédaction de infosanimaux.fr.

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